logo
visu

Un BLOG Vie Locale
du Journal SUD OUEST

Arthez de Béarn
Vie communale d’Arthez de Béarn et des environs

La chanteuse MAYO à Caubin

Un beau concert vendredi 21 novembre.

Les Amis de Caubin proposent un concert original, vendredi soir, avec la chanteuse MAYO, alias Marie-Rose Feugas. Artiste souvent primée lors des concours de poésie, elle défend depuis longtemps une authenticité tranquille, à l’écart des modes, mais fortement en prise avec les réalités contemporaines.
Dans ses chansons, en Béarnais pour la plupart, mais aussi en Français, Mayo parle des catastrophes engendrées par l’homme, des gens dont la terre est la seule et unique fortune, des déracinés, mais aussi de la liberté, de l’espérance, de la force de la jeunesse… bref, de la vie !

arthez-concert-de-mayo-a-caubin-l-toral.JPG

  • Un magnifique voyage

L’auteur-interprète présentera, dans l’intimité chaleureuse et la merveilleuse acoustique de la petite chapelle médiévale, son nouveau spectacle intitulé « Que Plau ». Chaque texte est une histoire, un paysage dans lequel le spectateur est invité à entrer pour un magnifique voyage musical.
Pour l’accompagner dans la diversité de son répertoire, il y aura au piano, oud et darbouka, Aziz Fayet, compositeur-producteur du groupe AFLAK.


> Arthez de Béarn - Chapelle de Caubin
> Vendredi 21 novembre 2008, à 20h 30
> Entrée : 8 € / enfants : 4 €

16 novembre 2008 - Aucun commentaire
Classé dans : Vie communale Tags: ,

Novembre en musique

Barber Shop Quartet et Mayo au programme

Deux soirées musicales originales sont inscrites au programme culturel du mois de Novembre.

barberbateau.jpg

- Vendredi 7 Novembre, le Barber Shop Quartet, dans le cadre des Saisons de la Culture : un spectacle hilarant et inclassable qui allie qualité vocale irréprochable et fantaisie débridée. Salle socioculturelle, 20h 30. Entrée : 3 € / gratuit pour les moins de 12 ans.

- Vendredi 21 novembre, Mayo, alias Marie Rose Feugas, propose un spectacle de chansons béarnaises et françaises intitulé “Que Plau”. Poésie, force émotionnelle et chaleur vocale, à la Chapelle de Caubin, à 20h 30. Entrées : 8 € / jeunes 4 €.

Grand concert estival, vendredi 18 juillet, à la chapelle de Caubin.

Camille Scavelli et ses amis

Les Amis de Caubin accueillent, vendredi 18 juillet, une grande soirée musicale exceptionnelle. Camille SCAVELLI, en fin d’études au Conservatoire de Toulouse, va chanter des oeuvres de Fauré, Berlioz, Verdi, Dvorak, etc., accompagnée par le pianiste Damien GUILLE, professeur de piano à Orthez. Des oeuvres pour alto seront également interprétées par Corinne GRUNZWEIG, professeur de musique dans la région Toulousaine. Ces trois jeunes musiciens, au talent déjà affirmé, sont des amis unis par leur passion : ils ont choisi de proposer au grand public, durant tout l’été, une série de concerts très intéressants.

> Plaisir musical

L’étape arthézienne des “Concerts de Camille” passe donc par la chapelle de Caubin : ce petit joyau architectural du Moyen-Âge constitue un véritable auditorium à l’acoustique merveilleuse. Cette soirée festive bénéficiera ainsi de la chaleureuse intimité de ces vieux murs d’un autre âge et sera l’occasion d’un bien beau moment de détente et de plaisir musical.

 

arthez-camille-scavelli-caubin.JPG

> Chapelle de Caubin
> Vendredi 18 juillet - 20h 30
> Entrée libre

10 juillet 2008 - Aucun commentaire
Classé dans : Vie communale Tags:

Arthez de Béarn à travers l’histoire

 

 

Artrhez - le monument aux morst et les Pyrénées

Chef-lieu d’ un canton regroupant 21 communes et 10000 habitants, Arthez occupe un site aéré sur une crête de collines, face aux Pyrénées, dominant la plaine du Luy de Béarn au nord et la vallée du gave de Pau au sud, à une encablure du complexe pétro-chimique de Lacq. Ce bourg très étendu (28 km2) a eu de tout temps un rôle important dans ce secteur convoité et n’a hérité de sa particule « de Béarn » que le 1e juillet 1950.

Le passé de la contrée remonte fort loin comme en font foi de nombreux camps défensifs protohistoriques, des tumulus, ainsi que quelques restes gallo-romains.

Cité sous le nom d’Artès en 1220, la cité appartenait aux vicomtes de Dax. Cette ancienne bastide fut le centre d’ un bailliage, d’une baronnie, ainsi que celui d’un « Parsan » (lieu de rassemblement des milices) au XVI°; puis enfin au XVIII°siècle, le centre d’un Archiprêtré comprenant 33 paroisses. Les plus anciens seigneurs du fief d’Arthez furent les Barons d’Andoins : Corisande, dernière du nom, vendit aux habitants d’Arthez ses biens et ses droits seigneuriaux. A la suite de son mariage, l’Honneur d’Arthez revint à la famille des Gramont mais, peu à peu, le fief s’effrita et, en 1776 les arthéziens s’opposèrent au duc de Gramont, réclamant des droits de pacage et de glandage plus étendus : puis les relations seigneuriales disparurent avec la révolution.

Au centre du bourg se trouvait le château avec ses deux tours carrées, dont une seule subsiste et sert de clocher à l’église actuelle.

Clocher de l’Eglise Saint-Etienne d’Arthez de Béarn

La chapelle et le couvent des Augustins étaient situés dans la partie ouest : l’emplacement est occupé aujourd’hui par la Maison de Retraite Le Temple. Les cagots, à l’égard desquels s’exerçait une violente discrimination, étaient relégués au quartier Bourdalat, où se trouve encore la fontaine qui leur était réservée : « La Houn deus cagots ». Parmi les demeures historiques, figure une grosse ferme qui n’ est autre qu’une des anciennes et multiples demeures de la belle Corisande d’ Andoins, favorite d’ Henri IV. Toute une partie de la maison, située au quartier N’Haux, a conservé son allure originale, atypique.

Antan, on soupçonnait les arthéziens de ne pas mettre toute l’ardeur souhaitée à leur travail, d’où ce dicton : « lo pic d’Arthès, u qu’en aprique très » (soit : A Arthez, on donne un coup de pioche pendant qu’on pourrait en donner 3). Un qualificatif mettait en évidence la beauté des filles : « las Gouyates d’ Arthez », mais les habitants étaient surnommés « bitous », soit pourceaux, animaux dont les arthéziens faisaient grand commerce.

Vue sur la plaine des sports et la chaîne des Pyrénées

Par ailleurs, Arthez a été et demeure une étape importante sur la route de Compostelle. En 1180, est fondée à Caubin une Commanderie des Chevaliers de l’Ordre de Malte qui, réunie au XVIe siècle à celle de Morlaas, devient la plus importante du Béarn. Le 15 Août 1569, durant les guerres de religion, « L’Espital de Calvi » est dévasté et détruit en grande partie par les Huguenots, avec à leur tête Montgomery. L’Ordre de Malte rentre en possession de Caubin vers la fin du XVIe siècle, mais la Commanderie ne se relèvera véritablement jamais de cette épreuve. Elle continuera à perdre de sa puissance jusqu’à la révolution française qui marquera la fin de la grande histoire de Caubin. La cloche de la chapelle porte le millésime 1638 et l’inscription « Sancte Johannes-Baptista », en hommage au patron du Grand Ordre de Chevalerie.

Chapelle de Caubin

La Chapelle de Caubin a la particularité de posséder, dans la nef de la chapelle, un enfeu (niche) gothique abritant un magnifique gisant du XIV°siècle en armure de pierre, en grés dur du pays, au-dessus du tombeau du baron Guilhem Arnaud d’Andoins, mort en 1301. Cet enfeu est surmonté d’un arc, au centre duquel se détache l’écusson des barons d’Andoins devenu celui de la commune (lion d’argent, armé et lampassé, sur fond de gueules).

En 1385, Arthez était déjà un bourg important, puisqu’on y dénombrait 255 feux (soit environ 1275 habitants) : c’était la 5e cité du Béarn. En 1881, on comptait encore 1409 habitants, puis le déclin s’amorça avec 881 habitants en 1954. C’est alors que l’avènement du bassin industriel de Lacq permit un nouveau développement qui se poursuit toujours (1800 habitants actuellement). La cité s’est petit à petit transformée avec la création de nombreux équipements scolaires, sociaux, sportifs et résidentiels. Aujourd’hui, Arthez est au cœur d’une Communauté de Communes du nord du canton et entend jouer un rôle actif dans les futures structures administratives de Pays.


Chapelle de Caubin

Arthez de Béarn - Chapelle de Caubin : Monument historique du XIIe siècle

Chapelle de l’ancienne commanderie des chevaliers de Malte


L’origine exacte de Caubin est difficile à déterminer. Probablement construite sur l’ordre de Gaston IV de Béarn par les Chevaliers de St Jean de Jérusalem, au retour de la 1e Croisade, « L’Espital de Calvi » voit le jour vers 1160.
Cette Commanderie, richement dotée par les Chevaliers de Malte, va connaître une grande période de prospérité. Pendant tout le Moyen Age, Caubin constitue une étape importante sur le chemin qui mène les pèlerins du Puy-en-Velay à Saint-Jacques de Compostelle.
Vers le milieu du XVIe siècle, Caubin devient le seul bastion officiel de l’ordre de Malte en Béarn.
Le 15 Août 1569, durant les guerres de religion, l’hôpital est dévasté et détruit en grande partie par les Huguenots, avec à leur tête Montgomery. L’Ordre de Malte rentre en possession de Caubin vers la fin du XVIe siècle, mais la Commanderie ne se relèvera véritablement jamais de cette épreuve. Elle continuera à perdre de sa puissance jusqu’à la révolution française qui marquera la fin de la grande histoire de Caubin dont il ne reste aujourd’hui que la chapelle, classée Monument Historique.

Le trésor de Caubin réside dans l’enfeu et son gisant. Ce monument, unique en Béarn, a été construit en 1324 pour servir de tombeau au Baron Guilhem Arnaud d’Andoins, seigneur du pays. Au-dessus figurent les armes des barons d’Andoins, qui devinrent les armoiries d’Arthez de Béarn.

La cloche porte le millésime 1638 et l’inscription « Sancte Johannes-Baptista », en hommage au patron du Grand Ordre de Chevalerie.

En 1966 a été créée une association qui a entrepris de sauver le monument. Depuis sa restauration, terminée en 1974, Les Amis de Caubin se sont consacrés à la redécouverte de l’histoire du pays et à l’animation de la petite chapelle qui est devenue un lieu privilégié de manifestations musicales. Cette chapelle a été également rendue au Culte et Caubin accueille encore aujourd’hui un grand nombre de pèlerins, en route vers Compostelle.

Chapelle de Caubin

Un bel hommage à la chapelle de Caubin

La petite église

Il était une église au fond d’un vieux hameau
Dont le clocher jamais ne s’est miré dans l’eau,
Car jamais à ses pieds ne passa la rivière.
Bien des gens fatigués du monde et du bruit
Y trouvèrent refuge à l’entrée de la nuit
Pour un mois, pour un jour ou pour une prière.

Bien des gens en effet sont venus faire halte
Dans ce havre de paix des chevaliers de Malte.
Pour recevoir des soins et de l’âme et du corps
Les pèlerins fourbus allant à Compostelle
S’abritaient autrefois près de cette chapelle
Dont le seuil érodé porte leur trace encor.

Lorsque je l’ai connue, seule et abandonnée,
Elle n’était le but de nulle randonnée ;
Il était dangereux d’accéder au lieu saint :
Le toit menaçait ruine. Epines et broussailles
Avaient depuis longtemps envahi ses murailles
Et l’homme n’osait plus y hasarder la main.

Alors que tous pensaient qu’elle allait en mourir,
Des hommes ont osé pourtant la secourir
Et tenté d’effacer de sept siècles l’outrage.
Ils y vinrent nombreux, s’acharnant sans répit,
Sans outil, sans appui, sans argent, sans crédit,
Et leur plus grande force était leur seul courage.

J’ai revu cette église au fond du vieux hameau :
Les murs ont rajeuni, le toit ne prend plus l’eau ;
La cloche peut sonner, le clocher est solide ;
La ronce a disparu emportée par la faux ;
Sur trois rouleaux de pierre est un autel nouveau :
Le prêtre est revenu officier dans l’abside.

Touriste par hasard perdu dans la contrée,
Ne quitte pas Arthez sans l’avoir rencontrée,
Tu ne gâcheras pas ton temps par trop précieux.
Vois le gisant, l’enfeu et la porte ogivale ;
A Caubin, beaucoup mieux qu’en une cathédrale,
Noyé dans la verdure, on est plus près des cieux.

Robert Dayris

Chapelle de Caubin

8 janvier 2008 - Aucun commentaire
Classé dans : Patrimoine - Histoire Tags: , ,